NOUS NOUS REVERRONS
Soirée de soutien aux artistes palestinien.nes 🇵🇸
Samedi 29 novembre, nous organisions une soirée pour rassembler des fonds pour permettre au metteur en scène palestinien Ali Abu Yasin et sa famille de quitter la bande de Gaza et de poursuivre la mise en scène de sa pièce « Le Fils de la mer » avec neuf jeunes acteur.ices palestien.nes.
Les fonds ont accompagnĂ© la dĂ©marche portĂ©e par le Théâtre du Tiroir (Laval) et La Fonderie – Théâtre du Radeau (Le Mans) dans le cadre du dispositif PAUSE mis en place par le Collège de France, dont la mission est d’accueillir des artistes ou des scientifiques en danger.


Le récit de la soirée
29 novembre 2025, Ivry-sur-Seine
Par un temps de pluie, au bout de la ligne 7, arrĂŞt Pierre et Marie Curie, des dizaines de personnes venues de partout se pressent au rendez-vous donnĂ© par Le Bateau Noir dans un petit hangar que nous avions investi, habillĂ© de tapis et de lumières. L’endroit s’appelle 22’l’Galleu, une ancienne entreprise de peinture en bâtiment rĂ©inventĂ©e par des artistes et oĂą nous partageons un atelier.
Nous avions installé un bar et une cuisine, et tout en longueur un « espace scénique » sur des tapis persans. Aux murs, des poèmes palestiniens et deux grands drapeaux.
A l’entresol, Vitalia Samuilova exposait ses gravures et une installation sonore diffusait seize Monologues de Gaza, mĂ©lange de ceux de 2010 et de 2024.

A 19h et des poussières, après un court mot pour souhaiter la bienvenue et expliquer la démarche de la soirée : un poème de Fadwa Souleimane, poétesse syrienne en exil, grande adversaire de Bachar al-Assad.
Elle dit en 2014 : Qui suis-je encore quand mon visage, mon nom, la fleur de ma jeunesse, ma langue, ma voix, ma mĂ©moire, sont restĂ©s lĂ -bas habillĂ©s des dĂ©bris de mon pays (…)
La soirée commence !
Dans l’ordre, une prĂ©sentation de Jean-Luc Bansard (Théâtre du Tiroir) et un court message vidĂ©o d’Ali Abu Yasin enregistrĂ© le jour-mĂŞme dans Gaza assiĂ©gĂ©e.
Puis Nafsika Gkotzamani, musicienne grecque de Kanoun, prend le relais. A partir de ce moment-lĂ , nous sommes toutes et tous captivĂ©.e.s et l’Ă©motion grandit.
A sa suite, Marwan Aldouri et Qutayba, deux poètes irakiens de l’association Maouzoun PoĂ©sie lisent-disent des poèmes en arabe accompagnĂ©s du Kanoun de Nafsika improvisant Ă leurs cĂ´tĂ©s.
Courte pause, on dresse des tables rapidement, on sert la chorba, le pain lavash, le houmous, les cornes de gazelles, le vin, le thĂ©… Tout fait maison !
Puis on reprend, tout s’enchaĂ®ne, Luka Ispir, violoniste soliste franco-turc joue 4 pièces de Bach. L’assemblĂ©e Ă©coute, nous sommes Ă ce moment au plus gros, une petite foule compacte Ă se tenir chaud.
Abderraouf Ouertani enchaîne, oudiste tunisien interprétant ses compositions qui électrisent.
Enfin, une lecture du Fils de la Mer d’Ali Abu Yasin par l’ensemble du Bateau Noir. Pièce Ă©crite comme un conte, l’histoire d’un naufragĂ© dĂ©barquĂ© dans le village des aveugles.
La soirée se termine par un DJ Set de Babka, on pousse les tables et les gens dansent.

VoilĂ , tout ce qui s’est passĂ© Ă Ivry samedi 29 novembre dernier. Nous tenions Ă Ă©crire tous les noms de celles et ceux qui ont participĂ©, donnĂ© de leurs personnes si gĂ©nĂ©reusement, parce qu’il faut les nommer et retenir.
La soirée fut pensée et organisée par les membres du Bateau Noir : Vanya Chokrollahi, Tikal Contant-Ricard, Margherita Fabbri, Félix Foures, Silvia Herraiz, Ulysse Mengue, Léo Nivet, Justine Pitolet et Marialena Tsantila.
En plus des interventions, nous étions aidés par Valentin Sanitas, Alix Penasso, Emma Del Jesus, Lucia Leonardi Pedretti, Caterina Fabbri, Sara Trailovic, Moritz Rubitschung, Antoine Taupin, Ruben Laforest, Grégoire Aldebert, Christine Vedel et Numa Chokrollahi
Et puis l’amitiĂ© d’Iman Aoun et Konrad Suder-Chatterjee de l’Ashtar Theatre de Ramallah, et de toute l’équipe de La Fonderie au Mans.
La soirée a permis de rassembler, grâce à votre soutien, 2200 euros.